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 Mowgli, reviens ici !

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Marinette
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MessageSujet: Mowgli, reviens ici !   Jeu 29 Jan - 21:19

Bien du temps s'est écoulé depuis mon réveil sur le pont du Furtivo. Après 5 mois de navigation, nous avons accosté à Brest. Le Capitaine pensait que m'amener sur le lieu où j'ai perdu connaissance me ferait recouvrir la mémoire. Or, lors d'une de leur pause bouffaille, j'ai pris la poudre d'escampette. Toujours sans savoir qui je suis, je me suis installée dans la forêt de Carhaix le temps qu'ils m'oublient. J'y ai construit un abris de fortune avec quelques branches et feuilles, et me suis nourrie de légumes, de fruits et de racines, n'ayant aucune notion de braconnage. Voilà 5 mois que je vis dans les bois sans aucune nouvelle de l'équipage du Furtivo, ce qui ne me contrarie en rien.
Je me suis perfectionnée dans l'art de piller les potager et voler les marchands pour me nourrir, car la saison passant, il devient difficile de se contenter des dons de dame nature. Dans les villages, il est aisé de trouver des œufs, des céréales, des légumes de toutes sortes et même des ustensiles de cuisine. Je me suis élaboré un véritable campement dans les bois, quasiment invisible pour qui ne le connaît pas. Une cachette parfaite.

De plus, je me suis littéralement métamorphosée. Mes cheveux ont poussés, ma peau s'est éclaircie . J'ai dû adapter mes vêtements à la vie en forêt. Une jupe n'étant pas pratique, je l'ai arrangée en pantalon bouffant. Des chutes de tissus je me suis fait un ruban afin de m'attacher les cheveux quand il est nécessaire.


Peu importe la vie que j'ai pu avoir avant, comme je ne m'en souviens pas. Pour moi, ma vie a commencé dans ce bois et s'y poursuivra. Je n'ai nulle envie de quitter mon nid dans les arbres, les feuilles qui me cachent et me protège, la rivière qui m'abreuve et me lave et les chants des animaux qui me bercent.



_________________
Spoiler:
 
               
Je cesserais d'être pirate lorsque le dernier royaliste aura été pendu avec les tripes du dernier curé !
Un duo, c'est une paire de solitaires, faits pour être partenaires
Come. Come and dance. Dance with me. Dance with death. Yes, come. 


Dernière édition par Marinette le Dim 1 Fév - 23:27, édité 1 fois
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Yaël

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MessageSujet: Re: Mowgli, reviens ici !   Dim 1 Fév - 11:10

La lumière douce des chandeliers l'accueillit à son réveil. Mais s'étant habitués à l'obscurité de ses paupières, ses yeux maintenant découverts lui brûlèrent atrocement. Dans un réflexe, il porta ses mains au visage, et reçu une violente décharge de douleur lui traversant tout le corps. Il souffrait encore de son précédent combat.
Alors donc, il n'était toujours pas mort. Il ne savait guère comment il survécut et tenta de remémorer ce qu'il s'était passé avant qu'il ne tourne de l’œil. C'est cela ! Quelqu'un s'était approché de lui avant qu'il ne sombre ! Sans doute lui avait elle porté secours.


Le silence pesait. Il portait son regard tout autour de lui. Il était étendu sur le matelas moelleux d'un lit de bois massif surdimensionné. Le plafond qui lui faisait face, était incroyablement haut, et accablé d'un lourd lustre de verre travaillé. Les murs, tapissés de rouge vénitien et de motifs floraux sobre, portaient nombreux tableaux et chandeliers. Quant au mobilier, il était fort riche. La commode pesait lourde sur le parquet tant elle était robuste ; et cela s'appliquait également aux autres meubles de la pièce. Cette dernière, immensément spacieuse, était intelligemment agencée, et chaque meuble s’emboîtait parfaitement avec les autres afin de ne laisser aucun espace inutilisé.
Soudain, son attention fut distraite par le craquement du parquet de l'autre côté de la porte. Quelqu'un s'approchait. La poignée ronde tourna lentement sur elle-même. Yaël décida de jouer à l'endormi. Il ferma donc les yeux, immobile, catalysant tous ses sens vers son ouï, guettant chaque frottement de tissu et raclement de soulier sur le sol. La porte se dégagea silencieusement et quelqu'un pénétra la pièce. Tandis que ce dernier s'avançait, le cœur de Yaël s’accélérait. Puis un bruit d'eau perturba le calme en place.

Yaël frissonna au contact du tissu imbibée d'eau glacée sur son front et se violenta à rester impassible. L'autre quitta ensuite la pièce aussi calmement qu'il s'y était introduit. La porte se referma sur elle-même avec un léger click puis les pas s'en furent.

Yaël attendit quelques instants avant de se remettre sur pieds, sans s'empêcher de laisser échapper un léger grognement de douleur. Il trouva sa chemise et son chapeau sur un coffre au pied du lit, et ses chausses près du seuil. Dès qu'il fut prêt, il dégagea la porte de son huisserie et, à pas feutrés, s'engagea dans le corridor.

La décoration et la hauteur du plafond de celui-ci dépassait de loin celles de la chambrée d'où il venait. Une chandelle trônait sur une console près de lui. Il s'en équipa – l'endroit n'étant que peu éclairé. Il suivit le chemin que lui obligeait le couloir, et déboula dans une immense cage d'escalier de pierre. Les garde-corps délimitaient l'espace de la mezzanine qui donnait sur le Hall, bien plus démesuré que ce qu'il avait pu voir auparavant. Il semblait que plus Yaël s'enfonçait profondément dans ce manoir – si ce n'était un château -, plus les pièces devenaient impressionnantes.

Au bas des marches, il se porta vers l'entrée. Mais les portes étaient verrouillées. Et nulles traces d'une clé alentour. Il s'orienta alors vers un autre couloir proche, armé de sa chandelle, pour découvrir une multitude de portes fermées le long des murs. Combien de salles comportait donc cette bâtisse ? Un fracas métallique lui fit tourner les talons. Là, d'où se propageait de la lumière, une porte était béante. Yaël s'y approcha et passa la tête au travers. Une femme, de dos, à la chevelure noire de gai s'affairait dans la cuisine, une poêle de cuivre et une serviette aux mains. Sans s'arrêter dans ses occupations, elle lâcha:
« La civilité n'est pas seulement destinée aux bourgeois gentils hommes, savez-vous ? M'épier de cette façon n'est pas très galant. »
Yaël se figea. La femme se retourna, sourire au lèvres.
« Les parquets ne sont guère jeunes, et le moindre contact avec lui engendre un vacarme du diable, lorsque l'on se tient à l'étage inférieur. Si vous ne voulez vous présenter, je le ferai. Je suis Mademoiselle Anne-Marie de Penancoët de Keroual. Enchantée. »
Elle accompagna ses paroles d'une courbette légère.
« Vous ne vous souvenez sans doute pas, mais je suis votre sauveuse. J'ai assisté à votre héroïque combat, et, vous voyant vous évanouir, j'ai décidé de vous mener à ma demeure. Vous êtes ici dans le Manoir de la famille Penancoët de Keroual. Soyez-en touché, car nul n'y a déjà pénétré, hormis la Famille Penancoët de Keroual elle-même. »

Tout s'expliquait maintenant. Il se présenta ensuite, et allèrent discuter dans le salon. Mais la méfiance de Yaël -et sa sociopathie- ne baissaient pas. Ayant reçu un enseignement médical primaire, elle pu lui estimer qu'il sera totalement guéri dans les 6 mois qui suivront. Elle lui proposa alors de séjourner dans son manoir le temps qu'il faudra, tout en bénéficiant de ses soins.

Sa bourgeoisie ne plaisait guère à Yaël, mais il lui fallait avouer que sa courtoisie, elle, ne laissait à désirer.


Il accepta.

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MessageSujet: Re: Mowgli, reviens ici !   Lun 2 Fév - 18:11

Cinq mois passèrent. Les blessures de Yaël guérissaient plus vite que l'avait prédit son hôte, Mlle de Keroual. Il était si plaisant de vivre dans une telle demeure en compagnie d'une femme aussi charmante et attentionnée, qu'il se demandait bien s'il arriverait, un jour, à s'en aller. Les soins qu'elle lui prodiguait le soulageaient grandement. La cuisine, préparée par ses soins, était succulente et les soirées passées à ses côtés le comblait.

Un jour, alors qu'il explorait le manoir désert, Yaël découvrit une pièce reculée, plongée dans la pénombre. C'était la salle d'arme, là où avaient lieu les entraînements. En y pénétrant, il remarqua que cela faisait longtemps qu'elle n'eût servie. La poussière qui recouvrait l'acier des épées fichées dans leurs supports en témoignait.
Mlle de Keroual, qui se tenait dans l'embrasure de la pièce, le regardait attentivement, emplie de nostalgie.


« Mon Gand-père aimait énormément le maniement de l'épée. C'est pour cette raison qu'il construisit cette salle. Il y venait s'entraîner chaque jour, et, à défaut de n'être un grand guerrier, il se débrouillait plutôt bien. C'est de lui que vint mon amour pour l'escrime. Je venais m’entraîner avec lui, de temps à autre, et rêvait de devenir la première femme à porter les armes, en France. Mais à sa mort, mon père, qui lui n'était pas passionné par toute cette ''violence'', comme il le formulait, abandonna l'entretien de cette pièce, qu'il jugeait ''inutile''. Avec l'âge, et encouragée par mon Père, je perdis ainsi mes rêves infantiles. Je ne lui en voulais pas. Il savait ce qui était bon pour moi, et m'accrocher à de tels fantasmes ne m'aurait rien apporté de bon, je présume. Mais, je l'avoue, cela me manque parfois... »


Dans sa voix se ressentait une certaine amertume. Ses yeux restaient figés dans le vide. Si elle ne s'était pas retenue, elle serait certainement tombée en larme.


« Et maintenant, regardez. Dans cet immense manoir, il ne reste que moi. Ma Famille tant chérie est soit partie, soit décédée. Plus aucun domestique n'est présent pour prendre soin de ce manoir. »

Yaël ne put s'empêcher de compatir, malgré son cœur dur. Il lui proposa de dispenser un peu de son savoir. Elle en fut plus que ravie.
Ils s'attelèrent à la fatigante tâche de nettoyer les lieux. Cela leur prit une semaine. Ils changèrent les chandelles que l'âge avait rendu inutilisables, dépoussièrent chaque recoin de la pièce et éclaircirent les carreaux de la vitre, noirs de crasse. Puis Yaël commença son enseignement. Peu de temps lui suffit pour reconnaître les talents de son élève. Elle maniait bien mieux l'épée que bon nombre de soldats. Mais un seul défaut venait entacher son don : son manque évident de force. Une épée est lourde. Et la rapidité d'action d'un bretteur peut déterminer s'il succombera. Néanmoins, à force égale, elle sortirait indubitablement victorieuse de n'importe quel duel.


Un soir, alors que Yaël se préparait à s'aliter, il saisit des coups choquer les portes de l'entrée. Mlle de Keroual alla ouvrir. Les visiteurs sont rares, par ici. Curieux, Yaël décida de se rapprocher pour mieux entendre la conversation qu'entretenait Mlle de Keroual envers ses visiteurs. Il traversa silencieusement le couloirs plongé dans le noir, et tendit l'oreille. La voix de la jeune femme s'annonça d'abord :


« Combien de temps aurai-je attendu ? Cela fait maintenant plus de 5 mois que je vous attendais sans une seule nouvelle de votre part.
-Où est-il ? Trancha une voix rauque.
-Le paiement d'abord. (Des pièces tintèrent bruyamment) Hum...Bon. Il est dans la première chambre à droite. Montez les marches et vous y êtes. Il doit sûrement être en train de dormir, au moment où nous parlons. Et...Méfiez-vous, le parquet est capricieux. »


Prit de panique, Yaël se hâta d'emprunter un étroit escalier dérobé menant non loin de la salle d'arme - il avait prit le temps d'explorer les moindres recoins du Manoir. A l'intérieur de la salle, il s'équipa d'un ceinturon, et se muni d'une épée de bonne facture. Ce n'était certes pas l'arme idéale pour s'enfuir, mais elle l'était quant à sa robustesse et son tranchant. Avant de briser un carreau pour s'évincer par la baie, il ouït un cri de stupéfaction mêlé à de la rage. Sans doute ses visiteurs ne s'attendaient-ils pas à découvrir un lit vidé de son occupant.



Dehors, la nuit était déjà tombée, et la pluie ne cessait d'imbiber les vêtements de Yaël qui courait dans la direction que lui obligeait le chemin. Il n'en revenait pas. La seule femme en qui il ne s'était prit d'affection lui avait lâchement tourné le dos. Et cela, pour de l'argent. Son cœur le serrait. Il n'avait jamais connu cette sensation. A d'autres, il leur aurait tranché la gorge ; mais à elle...
Il commençait à regretter l'ancienne Mlle de Keroual, cette gentille et affectueuse femme.
Mais il était trop tard pour revenir en arrière. Il se dirigeait maintenant vers la forêt, et nul ne lui barrerait la route désormais. 

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MessageSujet: Re: Mowgli, reviens ici !   Mer 4 Fév - 18:52

La nuit était tombée, et j'allais me coucher, fière de ma journée de travail. Fière de ces derniers mois, en fait. J'avais récolté un véritable butin. Des armes, des outils, des vêtements, de la nourriture, un peu d'argent .. Tout ce que j'avais volé dans les villages voisins était entreposé dans des petites cabanes dans les arbres, invisibles aux passants qui empruntaient la forêt.

Alors que je montais à l'arbre sur lequel j'ai installé mon logis, j'entends quelqu'un courir au loin. Les branchages au sol et les feuilles ne me mentent jamais. Sous la pluie, quelqu'un s'approchait.

A la manière d'un singe, je courais sur les branches afin de rejoindre la route qui passait par la forêt. Je voyais à quelques mètres de là un hommes courir. Ni une ni deux, je pris un petit sabre fauché à un fils de noble la semaine dernière et attendis que le visiteur s'approche. Lorsque qu'il fût presque sous l'arbre où j'étais, je sautai pour me retrouver devant lui. Ma lame pointée vers lui, je lui balance :


  • Voilà une heure bien curieuse pour traverser la forêt de Carhaix !


Je me relevai.


  • Il va falloir payer un petit quelque chose, si tu veux aller plus loin, mon mignon ! Et la nuit, c'est un peu plus cher !


Debout devant lui, le menaçant toujours de mon sabre, j'attendais sa réponse.


Depuis quelques temps, je me fais garde de la forêt. Je fais payer pour laisser traverser. Bien sûr, je reste prudente ! S'il y a plus de deux personnes, alors je reste tapie dans les branches. Mais s'il n'y a qu'un pauvre malheureux, ou un couple, je fais payer la taxe de passage. Ou je tue. Jusque maintenant, personne ne m'a encore refusé la taxe !  


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